Prévention et sécurité routières

La prévention routière, ou sécurité routière, est la totalité des mesures visant à éviter les accidents de la route, ou à atténuer leurs conséquences.



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  • La prévention des accidents des deux roues motorisés et la lutte contre les ... La sécurité routière est l'affaire de tous, la lutte contre l'insécurité... (source : saser)
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Silhouette indiquant le lieu d'un accident de piéton à des fins de sensibilisation à Stuttgart en Allemagne

La prévention routière, ou sécurité routière, est la totalité des mesures visant à éviter les accidents de la route (prévention du risque - cindynique), ou à atténuer leurs conséquences (prévision).

Homonymies

En France

Conséquences des accidents

En 2002 et en 2003, on a dénombré par an dans le monde 1, 2 million de morts sur la route et 50 millions de blessés, pour un coût estimé à 407 milliards d'euros[1], [2]. Le record du nombre d'accident par véhicule est détenu par la Russie avec 12 accidents pour 10 000 voitures et 35 000 morts par an[3]. En Chine, ce sont 100 000 morts qui ont été recensés pour l'année 2005[4].

Cette mortalité est en particulier importante dans les pays pauvres : au milieu des années 2000, il y avait 11 morts pour 100 000 habitants en Europe contre 28 morts pour 100 000 habitants en Afrique, et 41 morts en République dominicaine. La majorité des victimes sont des piétons et des deux roues, à cause de la mixité de la circulation et de la fragilité de ces usagers face aux véhicules plus massifs. Entre 1978 et 1998, la mortalité a augmenté de 44 % en Malaisie, 79 % en Inde, et plus de 200 % en Colombie, en Chine et au Botswana. Dans une publication de The Lancet de 2004, le chercheur néo-zélandais Shanthi Ameratunga estime que d'ici 2020, la mortalité routière pourrait croître de 66 % et devenir la première cause de mortalité (d'autres sources prédisent la 3e) alors qu'elle était la 9e en 1990.

Comparaison européenne [5], [6]
Pays Nombre de tués à 30 jours
2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
France 8 160 7 654 6 059 5 530 5 318 4 709
Allemagne 6 977 6 842 6 600 5 842 5 361 5 091
Pologne 5 534 5 827 5 640 5 712 5 444 5 243
Espagne 5 517 5 347 5 394 4 741 4 442 4 104
Royaume-Uni 3 598 3 431 3 658 3 368 3 201 3 172
Pays-Bas 993 987 1 028 804 817 730
Suisse 544 513 546 510 409 370 384 357

Dans l'Union européenne, en 2005, 41 600 personnes sont mortes dans des accidents de la circulation, 1, 9 million ont été blessées[7].

En France, les accidents de la route faisaient à peu près 7 000 morts par an et plus de 100 000 blessés. En 2001, ils ont représenté 61, 2 % des accidents du travail mortels (trajets pour se rendre au travail compris), avec 836 accidents, selon les données de la Caisse nationale d'assurance maladie.

En 2005, on a compté 5 318 morts en France (-4, 9 % comparé à 2004) et 108 076 blessés (-0, 3 %) répartis comme suit selon la catégorie d'usagers (source : observatoire national interministériel de la sécurité routière)  :

La baisse de la mortalité sur la route ne concerne par conséquent pas les usagers les plus fragiles (piétons et 2 roues)

Selon une étude américaine, les accidents automobiles forment la principale cause de décès fœtaux par traumatisme chez la femme enceinte. [8]

Selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire n°23-24 de 2006 (op. cit. ) publié parl'InVS, les accidents de la route sont la première cause de mortalité en voyage à l'étranger.

Pour les conséquences corporelles, voir l'article Traumatologie routière.

Droit et assurance

En France la loi du 5 juillet 1985 (dite «Badinter») fait indemniser les victimes sauf si elles ont commis une faute impardonnable.

Coût des accidents

D'après le Quid[9], le coût global des accidents corporels pour l'année 2005 en France s'élève à 12 milliards d'euros, alors que le coût global de "l'insécurité routière" est évalué à 24, 9 milliards d'euros.

Un domaine pluridisciplinaire

Plusieurs facteurs interviennent dans un accident :

Causes des accidents et facteurs de risque

Comportement de l'usager de la route
Le comportement de l'usager de la route est dans la majorité des cas la cause des accidents de la circulation. En effet, s'il arrive que des accidents aient des causes excluant le comportement (par exemple chute d'un arbre sur le véhicule), cela reste rarissime. Les causes comportementales sont principalement un non-respect du code de la route, quoique certains comportements accidentogènes puissent être conformes au code.
En France, on a constaté une baisse du nombre d'accidents dans les mois qui ont suivi la catastrophe autoroutière de Beaune (31 juillet 1982), alors qu'aucun changement réglementaire ou technique n'est intervenu, preuve du rôle du comportement.
Une faute est fréquemment à l'origine de l'accident, le conducteur méprisant la règle de droit pour imposer un rapport de forces et essayer d'instaurer la loi du plus fort. Un accident de la circulation impliquant fréquemment plusieurs usagers, le non respect du droit de l'autre usager à faire un acte est fréquemment cause d'accident (exemple un piéton traverse au passage pour piéton, il est prioritaire mais l'automobiliste force le passage). Les plus faibles (piétons et deux roues) subissent fréquemment les conflits pour le partage de la route.
Il arrive autant fréquemment que plusieurs usagers aient commis une faute.
Substances influençant le comportement
Certaines substances psychoactives ou drogues (dont l'alcool) et certain médicaments surtout les hypnotiques et les tranquillisants (surtout les benzodiazépines), influencent le comportement, en ralentissant les réflexes, en diminuant la vigilance (risque de somnolence) ou alors en faussant le jugement.
Le cannabis au volant est aussi mis en cause dans l'augmentation des risques d'accidents mais de manière moindre que l'alcool et avec des mécanismes différents.
L'alcool la cause ou une des causes majeures de nombreux accidents.
Fatigue, baisse de vigilance et somnolence
On constate une baisse de vigilance à peu près l'ensemble des heures et demi ou l'ensemble des deux heures, avec un pic d'accident à quatre heures du matin et un autre entre treize et seize heures.
Pour limiter les conséquences de l'endormissement au volant, en particulier lors des longs trajets, énormément d'autoroutes et certaines routes à grande circulation sont équipées de bandes latérales rugueuses, qui provoquent des vibrations dans le véhicule quand ce dernier roule dessus. Des systèmes de détection de franchissement de ligne continue sont apparues en option sur certains modèles comme la Citroën C4 dont le siège du conducteur se met à vibrer quand il franchit une ligne continue.
Icône de détail Article détaillé : Chronobiologie.
Vitesse
La vitesse joue un rôle aggravant en cas d'accident, mais est aussi en soi une des causes déclenchantes d'accident : quand on roule plus vite, le temps de réaction ne change pas, mais la distance parcouru est plus importante et la marge de manœuvre face à un évênement inattendu devient par conséquent plus complexe. L'énergie du choc est aussi plus importante (proportionnelle au carré de la vitesse, une vitesse 20 % plus élevée, provoquera un choc 44 % plus violent)
  • un risque de perte d'adhérence plus important, surtout en cas de coup de volant (l'accélération en virage augmente selon le carré de la vitesse, cf. Cinématique > Mouvement circulaire)
  • un allongement de la distance d'arrêt.
Ainsi, un événement banal à basse vitesse peut devenir un accident à vitesse élevée. Ceci a été corroboré par de nombreuses études, et surtout la baisse spectaculaire des accidents en France en 2002 lors de la mise en place des radars automatiques.
Les infrastructures routières
Des infrastructures routières mal adaptées (zones dangereuses non balisées, intersections sans visibilité…) peuvent aggraver ou rendre plus probables des accidents.
Le véhicule automobile
Un véhicule automobile répond à des normes de constructions, ainsi qu'à des normes de crash test . Dans le premier cas, la norme de construction va déterminer le comportement d'un véhicule, en accélération, en virage, en reprise, en adhérence, etc...

Les véhicules fabriqués actuellement répondent aussi à des normes de sécurité, les crash test étant là pour valider ces sécurités. Si un véhicule est modifié (tuning) de façon aléatoire et sans connaissance (augmentation de puissance disproportionnée au chassis), le véhicule peut s'avérer dangereu pour ses occupants mais aussi pour des tiers. Le contrôle technique est là afin d'assurer aux véhicules de toujours garder des dispositions conformes aux spécifications du véhicule. Ainsi, un véhicule dont la monte de pneus sera supérieure (outre une certaine tolérance) à celle prescrite par le constructeur se verra refuser le contrôle technique. La bonne santé des organes d'un véhicule est aussi analysé lors d'un contrôle technique ce qui sert à garder les fonctions d'un véhicule, en état.

État de santé du conducteur
L'accident peut être génèré par une déficience visuelle, un trouble comportemental, un trouble moteur ou un malaise. Certaines maladies provoquent un état de fatigue (par exemple les apnées du sommeil) qui produit une baisse de la vigilance (voir ci-dessus). Certains pays imposent une visite médicale à partir d'un certain âge, ou si le conducteur souffre d'une pathologie donnée. Mais cette cause est statistiquement faible.

Infrastructures

Dans les pays pauvres, la principale cause d'accidents est la cohabitation des différents modes de transport (piétons, deux-roues, voitures et camions) sur une même voie. Certains pays ont réussi à diminuer la mortalité de 28 % en construisant des trottoirs, des pistes cyclables, et en diminuant la puissance des deux-roues.

Quand la chaussée est en bon état, les véhicules circulent vite. Par conséquent, la configuration de la route peut avoir une influence importante : visibilité, virages serrés, intersections à niveau... La France a mis en place la politique de réduction des «points noirs», consistant à repérer les lieux où des accidents graves sont habituels pour les aménager ; certains ont critiqué le fait que ces aménagements arrivaient après des accidents alors qu'on aurait pu les prévoir avant (se pose dans ce cas la question des critères de choix pertinents, la fréquences d'accidents étant objective contrairement aux estimations personnelles).

L'augmentation budgétaire et la publication des chiffres d'investissements dans le perfectionnement de l'infrastructure routière devraient figurer dans les indicateurs de sécurité routière européens de manière à faire apparaître de façon claire la volonté des États à sécuriser les déplacements routiers.

En Suisse, une norme nationale (SN 640'009) traite de la localisation des points noirs du réseau routier. Parallèlement, une méthode d'analyse technique des accidents, élaborée par l'École Polytechnique de Zurich[10], confronte l'analyse des accidents et l'analyse de la situation. Cette superposition des deux analyses, effectuées dans l'idéal scindément par deux spécialistes, permet avec une grande probabilité de mettre en évidence les défauts de l'infrastructure routière et de procéder aux assainissements nécessaires.

Organes de sécurité d'une voiture

La voiture prévoit de nombreux systèmes de sécurité, permettant d'éviter l'accident (sécurité active ou sécurité primaire) ou de diminuer les conséquences de l'accident (sécurité passive ou sécurité secondaire).

Certains systèmes de sécurité sont plus des arguments marketing que des réelles avancées dans la sécurité automobile. Ainsi, les coussins gonflables à explosif («airbag») sont toujours associés à un prétensionneur de ceinture qui perfectionne le couplage du passager avec le siège ; si le passager est plaqué au dossier, on peut se demander quel est l'utilité du coussin, les études comparant le taux de survie comparé à une voiture avec ceinture seule, mais pas comparé à une voiture avec prétensioneur seul.

Sécurité active

Systèmes optionnels

Les plus courants :

Mais également :

Sécurité passive

Systèmes optionnels

Les plus courants :

Mais également :

Sécurité post accident

Influence des dispositifs actifs modernes

Les nombreux dispositifs actifs (ABS, ESP, Sips, LSD…) favorisent la maîtrise du véhicule et évitent les pertes de contrôle (blocage des roues). Ce faisant, les conducteurs n'ont plus conscience des limites de la voiture. Le Times a fait conduire une voiture sans dispositif actif (une BMW série 3 de 1990) à des conducteurs habitués à ces dispositifs ; la même épreuve était réussie sans problème avec le véhicule personnel des conducteurs, mais se terminait par un dérapage avec le véhicule «ancien»[12].

Sécurité des travailleurs

De nombreuses personnes travaillent sur la route : service de voirie, ramassage des ordures, ouvriers des travaux publics, police, sapeurs-pompiers… La sécurité de ces personnes passe principalement par une signalisation.

Quand il s'agit d'un chantier prévisible, il peut être mis en place une restriction de la circulation avec une limitation de vitesse provisoire ; en France, cela passe par un arrêté municipal ou préfectoral. Cette signalisation temporaire est variable selon qu'il s'agit d'un chantier fixe ou mobile, et selon le pays concerné.

Les personnes doivent elles-même porter une tenue à haute visibilité. Dans l'Union européenne, ces tenues sont définies par la norme EN 471, qui comprend trois classes :

En 2005 en France, 20 piétons sont morts sur autoroute, et dans 75 % des cas la nuit [13], ce qui montre l'importance de la visibilité.

En France

Principales mesures

Icône de détail Article détaillé : Sécurité routière en France.
Un simulateur de choc, pour sensibiliser la population. Lisbonne, Portugal

Les principales campagnes de prévention routière visent :

  • à rappeler aux conducteurs de respecter le code de la route (contrôler de sa vitesse, partage de la route entre les différentes catégories d'usagers automobilistes, piétons, deux roues ; les plus faibles étant fréquemment victimes d'accidents graves)

Efficacité des mesures

En France, l'année la plus meurtrière fut 1972 avec d'avantage de 16 500 tués. Jusque là, la courbe de mortalité suivait la croissance de la circulation, à partir de là, les mesures ont permis de faire baisser le nombre d'accidents malgré la progression de la circulation : entre 1973 et 2002, le nombre d'accidents et de victimes a été divisé par deux alors que la circulation routière a été multipliée par 2, 5. Les deux mesures importantes qui suivirent l'année noire 1973 furent la limitation de la vitesse en 1973 (cette année-là, le nombre de morts diminua à légèrement plus de 15 600 tués) et le port de la ceinture de sécurité en 1975.

Certains déplorent les méthodes employées pour diminuer le nombre d'accidents routiers et reprochent à l'État de stigmatiser telle ou telle catégorie d'utilisateurs (tels que les véhicules de spécifiques ou les motards).

La vigilance et l'expérience des conducteurs ne sont jamais mises en avant comme tout autant de sources d'amélioration des comportements à risque.

Historique des mesures prises en France

Les grandes étapes de la réglementation :

  • 1893 : certificat de capacité pour la conduite des véhicules
  • 1899 : premières limitations de vitesse ; 30 km/h en rase campagne et 20 km/h en agglomération
  • 1917 : création des premières auto-écoles
  • 1921 : instauration du code de la route
  • 1922 : le certificat de capacité pour la conduite des véhicule prend le nom de permis de conduire
  • 1954 : la limitation de vitesse en agglomération est de 60 km/h (décret du 10 juillet)
  • 1959 : sanction de la conduite en état d'ivresse (ordonnance du 15 décembre)
    obligation de souscrire à une assurance de responsabilité civile pour les véhicules terrestres à moteurs
  • 1961 : limitation à 90 km/h en fin de semaine pour les routes les plus chargées (2 100 km)
  • 1965 : mise en place de la mesure d'alcoolémie par air expiré (alcootest)
  • 1969 : la vitesse est limitée à 90 km/h pendant un an pour les nouveaux titulaires du permis de conduire
  • 1970 : loi fixant le seuil du taux d'alcool dans le sang (alcoolémie) des conducteurs : 0, 80 g/l de sang pour une contravention et 1, 20 g/l pour un délit
  • 1973 : limitation de la vitesse à 110 km/h sur les routes à grande circulation (13 100 km) ainsi qu'à 100 km/h sur les autres routes (décret du 28 juin), puis limitation à 120 km/h sur autoroute ainsi qu'à 90 km/h sur les routes (décret du 3 décembre)
    port de la ceinture à l'avant pour les véhicules récents hors agglomération, port du casque hors agglomération pour les vélomoteurs, et partout pour les motos (décret du 28 juin)
  • 1974 : nouvelles limitations de vitesse : 90 km/h sur route, 110 km/h sur voies express à 2×2 voies, 130 km/h sur autoroutes (décret du 6 novembre 1974).
  • 1975 : port de la ceinture obligatoire pour les passagers avant, en agglomération la nuit de 22 heures à 6 heures et en permanence sur les voies rapides urbaines (arrêté du 16 juillet)
    interdiction de mettre les enfants de moins de 10 ans à l'avant, obligation pour les piétons de marcher à gauche hors agglomération, obligation pour les moto d'allumer leur phare le jour (décret du 26 août)
    limitation des cyclomoteurs à 45 km/h par construction (arrêté du 8 décembre)
  • 1976 : port du casque obligatoire hors agglomération pour les usagers de cyclomoteurs
  • 1978 : organisation d'opérations de dépistage pour la conduite en état d'ivresse
  • 1979 : création du dispositif de bonus-malus sur les primes d'assurances (arrêté du 23 mai 1979) pour responsabiliser financièrement les mauvais conducteurs. Concerne les véhicules à moteurs d'au moins 80 cm³
  • 1979 : création du Comité interministériel de sécurité routière et du poste de délégué interministériel à la sécurité routière (décret du 5 juillet)
  • 1982 : décret sur la conduite sur route mouillée limitant la vitesse à 80 km/h sur route, 100 km/h sur voies express et 110 km/h sur autoroute.
  • 1983 : le seuil du délit d'alcoolémie passe de 1, 2 g/l à 0, 80 g/l
  • 1988 : mise en place de l'AAC (apprentissage anticipé de la conduite) nommé aussi conduite accompagnée
  • 1989 : limitation de la vitesse en agglomération à 50 km/h
  • 1990 : ceinture obligatoire pour l'ensemble des passagers
  • 1992 : entrée en vigueur du permis à points, contrôle technique obligatoire
  • 1993 : création de l'Institut National de la Sécurité Routière et Recherche (INSERR) [14]
  • 1996 : mise en place du BSR (brevet de sécurité routière)
  • 2002 : le BSR est obligatoire pour conduire un cyclomoteur
  • 2003 : radar automatique en France
  • 2004 : entrée en vigueur du permis probatoire
  • 2007 : feux obligatoires de jour pour les cyclomoteurs
  • 2008 : le gilet de sécurité et le triangle de présignalisation sont obligatoires dans l'ensemble des véhicules

Le ministère de l'Éducation Nationale sous l'égide du ministère des Transports a mis en œuvre l'ASSR 1er et 2e (Attestation Scolaire de Sécurité Routière). C'est un examen qui se passe en classes de 5e et de 3e et qui a pour objectif d'évaluer les connaissances des élèves sur la sécurité routière. Le premier niveau autorise un jeune âgé d'au moins 14 ans de passer le Brevet de Sécurité Routière en auto-école. Le deuxième niveau (en 3e) est désormais obligatoire pour passer le permis de conduire. Si on ne l'a pas, on a la possibilité de passer l'ASR (attestation de sécurité routière) dans un GRETA gratuitement. Il faut pour cela les consulter au préalable pour savoir quels documents leur apporter pour la constitution du dossier. L'unique inconvénient est , qu'à l'heure actuelle, le GRETA, n'organise que trois ou quatre sessions par an, ce qui est bien trop insuffisant pour répondre à la demande.

Coopération au sein de l'UE

Le réseau TISPOL (European Traffic Police Network), a été mis en place en 1996 dans le cadre de la coopération policière européenne. TISPOL dispose d'une base de données informatique, CLEOPATRA (Collection of Law Enforcement Operations and Police Activities To Reduce Traffic Accidents) [15].

En 2005, 8 campagnes d'opérations ont été menées dans des domaines ciblés parmi lesquels transports publics, véhicules en surcharge, alcool et stupéfiants, ceintures de sécurité, vitesse [16]. TISPOL a servi lors d'opérations, en mai 2004, contre les rallyes informels Gumball 3000 [17], ou Cannonball 8000 (septembre 2004, janvier 2005 et septembre 2005), engageant entre 20 et 80 véhicules, conduites par des riches célébrités [17].

Notes et références

  1. La désincarcération, où en est-on? - Fédération Nationale des Sapeurs Pompiers de France, mai 2004
  2. BEH 23-24/2006 [pdf]
  3. Marie Jégo, «Les Russes à tombeau ouvert», dans Le Monde du 03/12/2006, [lire en ligne]
  4. L'Expansion, avril 2007, page 166
  5. Caractéristiques et causes des accidents de la route - Année 2004 [pdf]
  6. Statistiques mondiales
  7. Le CEN signe la Charte de la Sécurité routière européenne - Groupe Afnor, 27 octobre 2006
  8. Femmes enceintes et mort fœtale : attention en voiture! - Caducée. net, 17 octobre 2001
  9. Accidents de la route - Quid. fr
  10. (en) Institute for Transport Planning and Systems
  11. Voitures bien galbées, en toute sécurité - Marie-Joëlle Gros, Libération, 10 octobre 2006
  12. (en) Now try it without ABS, EBD, ESP, EBA... - Times Online, 8 janvier 2006
  13. Les Sociétés d'Autoroutes et La Prévention Routière mobilisées pour inciter au port du gilet de sécurité - ASFA et La Prévention Routière, 13 décembre 2006 [pdf]
  14. Site de l'Institut National de la Sécurité Routière et Recherche (INSERR)
  15. TISPOL, New Database Promotes Best Practice In Traffic Enforcement Across Europe
  16. TISPOL, European Traffic Police Network, site de la Gendarmerie nationale
  17. ab Exemples de coopération européenne en matière de gendarmerie, site de la Gendarmerie nationale

Liens externes

Organismes officiels

Europe

États-Unis

France

Suisse

Associations

Publicités de prévention routière

Bibliographie

  • La route, nouveau fléau mondial, D. Dimeo, Libération, 5 mai 2006
  • Prévenir les risques. Agir en organisation responsable. Andrée Charles, Farid Baddache. Editions AFNOR. 2006. ISBN 2-12-475519-6.

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